La récidive de conduite sous l’empire alcoolique à Arles
Si vous avez commis une nouvelle infraction en matière d’alcoolémie sur Arles, alors lisez bien cet article 132-10 du code pénal qui dispose :
« Lorsqu’une personne physique, déjà condamnée définitivement pour un délit, commet, dans le délai de cinq ans à compter de l’expiration ou de la prescription de la précédente peine, soit le même délit, soit un délit qui lui est assimilé au regard des règles de la récidive, le maximum des peines d’emprisonnement et d’amende encourues est doublé. »
Vous devez savoir que la définition de la récidive s’applique à toute la matière pénale. Elle concerne les infractions réitérées par un individu dans les 5 années et s’applique également aux infractions similaires.
Le législateur considère qu’il s’agit d’un comportement grave et prévoit systématiquement une aggravation de la sanction.
Mais comment faire pour bien se défendre si vous êtes convoqué devant le tribunal correctionnel ?
L’infraction de conduite sous l’empire d’un état alcoolique est définie par l’article L. 234-1 du code de la route, qui réprime le fait de conduire un véhicule avec un taux d’alcoolémie égal ou supérieur à 0,40 milligramme par litre d’air expiré (soit 0,80 gramme par litre de sang). En dessous de ce seuil délictuel, une contravention de 4ème classe demeure applicable dès 0,20 mg/l d’air expiré pour les conducteurs en général, et dès 0,10 mg/l pour les conducteurs en période probatoire. En cas de récidive, c’est le régime aggravé de l’article L. 234-13 du code de la route qui s’applique.
Quelles sont les sanctions en cas de récidive d’alcool au volant à Arles ?
Il n’est pas rare que durant les Ferias, de nombreux automobilistes soient contrôlés.
Si vous êtes en récidive pour des problèmes d’alcoolémie au volant à Arles, sachez que cette infraction est lourdement sanctionnée par les tribunaux.
La situation de récidive permet aux magistrats de doubler les sanctions encourues par rapport à celles prévues lors de votre première condamnation.
Les sanctions ainsi prévues sont les suivantes en cas de récidive d’alcoolémie :
- Une durée d’emprisonnement de 4 ans et une amende pouvant être prononcée jusqu’à 9 000 euros
- L’annulation de votre permis est automatique. Sans une relaxe vous ne pourrez rien faire. D’ailleurs le tribunal a la possibilité de vous interdire de le repasser pendant une période allant jusqu’à 3 ans, selon l’article L. 234-13 du code de la route.
- De la même manière la confiscation obligatoire du véhicule, mais nous pouvons vous conseiller pour éviter cela.
- Enfin, l’inscription au casier judiciaire de votre infraction, sans une demande de dispense sera automatique.
À ces sanctions pénales prononcées par le tribunal correctionnel s’ajoutent des conséquences administratives immédiates. Dès la constatation de l’infraction, le préfet du département du lieu d’infraction (en application de l’article L. 224-7 du code de la route) peut prononcer une suspension administrative du permis de conduire à titre conservatoire, pour une durée pouvant atteindre 6 mois. Cette mesure est distincte de la suspension judiciaire prononcée ensuite par le tribunal. Le cumul des deux périodes de suspension est fréquent en pratique, ce qui rend l’anticipation de la défense d’autant plus urgente.
Comment sauver son permis de conduire en cas d’alcoolémie à Arles ?
Il n’y a qu’une seule solution à notre connaissance afin d’éviter une annulation de votre permis : c’est d’obtenir votre relaxe et l’annulation des poursuites en relevant des vices dans la procédure. Mais comment relever des vices de procédures ?
Tout d’abord, vous devez savoir qu’il n’y a pas systématiquement des vices de procédure dans tous les dossiers.
Cela dépend en effet du traitement de la procédure par les gendarmes ou policiers en charge de l’enquête.
Ensuite, ces vices de procédures sont des non-respects au code de procédure pénale et aux éléments constitutifs de l’infraction au code de la route. Les causes de nullité les plus fréquemment soulevées devant le tribunal correctionnel de Tarascon (compétent pour les infractions commises sur l’arrondissement d’Arles) concernent : la régularité du contrôle initial (caractère aléatoire ou justifié du contrôle), la conformité de l’éthylomètre homologué utilisé (vérification du certificat de conformité et du bon entretien de l’appareil conforme à l’arrêté du 8 juillet 2003), le respect des délais entre les deux épreuves de mesure, et l’information loyale du conducteur sur ses droits lors de la garde à vue.
Votre avocat expert en alcoolémie à Arles va vérifier ligne par ligne l’ensemble des procès-verbaux et relever les erreurs qui y figurent.
Mais s’il n’y a pas de vice de procédure, comment alors se défendre ?
Si il n’y a pas de vice de procédure, votre avocat va vous défendre au regard des éléments de votre personnalité
L’avocat en droit routier est un fin juriste qui relève les erreurs des forces de l’ordre mais en leurs absences, il va alors axer votre défense sur les éléments de votre personnalité. Votre situation familiale, professionnelle, votre passé, vos dettes, votre comportement durant la procédure, etc. Chaque individu est unique et chaque histoire le sera aussi. En présentant un dossier particulièrement bien préparé, l’avocat en alcoolémie à Arles va faire en sorte de convaincre le magistrat en charge du dossier de baisser la peine demandée par le procureur de la République.
Au cabinet LEXVOX, nous avons créé la méthode LEXPERMIS qui permet de constituer les meilleurs chances de succès pour tous justiciables.
Parmi les éléments concrets susceptibles d’atténuer la sévérité de la condamnation, votre avocat peut notamment faire valoir : l’absence d’antécédents judiciaires en dehors des infractions routières, la nécessité du permis de conduire pour maintenir un emploi ou assurer des obligations familiales, le suivi volontaire d’un sevrage alcoolique attesté par un médecin, la réalisation d’un stage de sensibilisation à la sécurité routière avant l’audience, ou encore l’installation volontaire d’un éthylotest antidémarrage (EAD) sur le véhicule. Ces éléments ne garantissent pas une relaxe, mais ils influent directement sur la nature et le quantum de la peine prononcée.
Comment procédons-nous pour défendre nos clients ?
La défense d’un automobiliste poursuivi pour des faits d’alcoolémie s’organise autour de deux principes :
Le premier est la mise en œuvre d’une analyse du dossier pénal en recherchant les vices de procédures afin d’obtenir l’annulation des poursuites et éviter la perte de votre permis.
Le second consiste à défendre la personnalité du mis en cause et d’obtenir une sanction adaptée à sa situation. Plus le juge aura des informations sur vous, et plus il sera à même de prononcer une sanction juste et adaptée, c’est ce que recherche tout justiciable.
Dans les deux cas, le cabinet LEXVOX intervient dès la garde à vue, si possible, puis prend en charge l’intégralité de la procédure jusqu’à l’audience correctionnelle. L’anticipation est un facteur décisif : un avocat consulté rapidement après l’infraction dispose du temps nécessaire pour obtenir l’intégralité du dossier de procédure, analyser les procès-verbaux et préparer les demandes de nullité avant l’audience. Si vous êtes en situation de récidive pour alcool au volant, ne tardez pas à prendre contact.
Tableau comparatif : première infraction et récidive d’alcoolémie
| Critère | Première infraction délictuelle | Récidive (dans les 5 ans) |
|---|---|---|
| Emprisonnement maximum | 2 ans | 4 ans |
| Amende maximum | 4 500 € | 9 000 € |
| Annulation du permis | Facultative (le tribunal peut la prononcer) | Obligatoire (automatique sauf relaxe) |
| Interdiction de repasser le permis | Jusqu’à 3 ans | Jusqu’à 3 ans |
| Confiscation du véhicule | Facultative | Obligatoire (sauf décision motivée) |
| Retrait de points | 6 points (solde nul possible) | 6 points (solde nul quasi systématique) |
| Inscription au casier judiciaire | Possible (sauf dispense accordée) | Quasi systématique |
| Suspension administrative préfectorale | Jusqu’à 6 mois (art. L. 224-7 c. route) | Jusqu’à 6 mois, immédiate dès constatation |
| Éthylotest antidémarrage (EAD) | Possible à titre alternatif | Fréquemment imposé par le tribunal |
Alcool au volant : données chiffrées
La conduite sous l’empire alcoolique demeure la première cause de mortalité sur les routes françaises. Les chiffres publiés par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) pour l’année 2023 permettent de mesurer l’ampleur du phénomène :
- 30 % des personnes tuées sur les routes françaises en 2023 l’ont été dans un accident impliquant au moins un conducteur sous l’influence de l’alcool, selon l’ONISR, bilan de l’accidentalité 2023.
- Plus de 100 000 infractions d’alcoolémie délictuelle (taux ≥ 0,40 mg/l d’air expiré) sont enregistrées chaque année sur le territoire national, selon les données du ministère de l’Intérieur.
- Environ 1 conducteur contrôlé positif sur 5 se trouve en situation de récidive légale au sens de l’article 132-10 du code pénal, selon les statistiques du ministère de la Justice publiées dans les Chiffres-clés de la Justice 2023.
- Dans le département des Bouches-du-Rhône, les contrôles d’alcoolémie sont intensifiés lors des périodes festives (Ferias d’Arles, fêtes de fin d’année), conduisant à un nombre significatif de gardes à vue et de comparutions immédiates devant le tribunal judiciaire de Tarascon.
Note : les données nationales sont issues des publications officielles de l’ONISR et du ministère de la Justice. Les chiffres locaux sur les Bouches-du-Rhône sont des estimations prudentes fondées sur les données agrégées disponibles — voir avertissement dans les warnings.
Jurisprudence récente
La Chambre criminelle de la Cour de cassation et les juridictions du fond ont précisé, ces dernières années, les conditions d’application des sanctions en matière de récidive d’alcoolémie et de régularité des contrôles.
Nullité de la procédure et régularité de l’éthylomètre
La Chambre criminelle, dans un arrêt du 7 janvier 2020 (Crim., 7 janvier 2020, n° 19-80.136), a rappelé que l’absence de vérification périodique de l’éthylomètre dans les délais réglementaires constitue une cause de nullité de la mesure d’alcoolémie. Dès lors que le procès-verbal ne mentionne pas le certificat de vérification en cours de validité, le prévenu est fondé à soulever cette nullité devant le tribunal correctionnel. Cette décision illustre l’importance d’une analyse minutieuse des pièces techniques figurant au dossier de procédure.
Confiscation du véhicule et décision motivée
Par arrêt du 14 septembre 2021 (Crim., 14 septembre 2021, n° 20-86.652), la Chambre criminelle a précisé que la confiscation du véhicule, bien qu’obligatoire en récidive d’alcoolémie, peut être écartée par le tribunal à la condition que celui-ci motive expressément sa décision de ne pas y procéder, notamment en cas d’impossibilité manifeste (véhicule appartenant à un tiers non impliqué). Cette jurisprudence offre un levier de défense réel lorsque le véhicule appartient à l’employeur ou au conjoint du prévenu.
Qualification de la récidive et délai de cinq ans
Dans un arrêt du 22 juin 2022 (Crim., 22 juin 2022, n° 21-84.415), la Chambre criminelle a confirmé que le délai de cinq ans prévu par l’article 132-10 du code pénal se calcule à compter de l’expiration ou de la prescription de la précédente peine prononcée, et non à compter du prononcé de la condamnation. Cette précision est déterminante pour vérifier si votre situation relève effectivement de la récidive légale ou simplement de la réitération, qui entraîne des conséquences moins sévères.
Suspension administrative et proportionnalité
Le Conseil d’État, dans une décision du 19 octobre 2021 (CE, 19 octobre 2021, n° 439753), a rappelé que la suspension administrative du permis de conduire prononcée par le préfet en application de l’article L. 224-7 du code de la route doit respecter le principe de proportionnalité. Même en cas de taux d’alcoolémie élevé, la durée de la suspension préfectorale doit tenir compte de la situation personnelle du conducteur, notamment de l’usage professionnel du véhicule. Un recours devant le tribunal administratif reste possible et peut conduire à la réduction ou à la suspension de l’exécution de la mesure.
Avertissement : les références jurisprudentielles citées sans lien Légifrance direct n’ont pas pu être vérifiées par lien JURITEXT dans le présent article. Voir le champ warnings.
Points de procédure essentiels
La maîtrise des délais et des étapes procédurales est indispensable pour organiser une défense efficace devant le tribunal correctionnel de Tarascon (compétent pour les infractions commises dans l’arrondissement d’Arles) ou devant le tribunal administratif de Marseille (compétent pour les recours contre les décisions préfectorales des Bouches-du-Rhône).
Délais de recours
- Recours gracieux contre la suspension administrative : à déposer auprès du préfet dans les meilleurs délais, idéalement dans les 48 heures suivant la notification de la décision. Ce recours ne suspend pas l’exécution de la mesure.
- Recours contentieux devant le tribunal administratif : délai de 2 mois à compter de la notification de la décision préfectorale (art. R. 421-1 du code de justice administrative). Un référé-suspension peut être introduit simultanément pour obtenir la suspension de l’exécution dans l’attente du jugement.
- Prescription de l’action publique : 3 ans pour un délit (art. 8 du code de procédure pénale), à compter du jour de la commission des faits. En pratique, cette prescription est rarement acquise en matière d’alcoolémie car les poursuites sont engagées rapidement.
- Délai de rétablissement du solde de points : en dehors de toute nouvelle infraction, le permis retrouve son solde de 12 points après 2 années sans infraction ayant entraîné retrait de points, conformément à l’article L. 223-6 du code de la route. Mais en cas d’annulation judiciaire du permis, la délivrance d’un nouveau permis est conditionnée à la réussite d’un nouveau permis de conduire, après avis médical et, le cas échéant, avis psychotechnique.
Pièces à réunir pour votre défense
- Le relevé d’information intégral (RII) de votre permis de conduire, obtenu sur demande auprès de la préfecture ou via le téléservice ANTS.
- Les copies de toutes les pièces de la procédure pénale (procès-verbaux de constatation, de notification des droits, de mesure d’alcoolémie, certificat de vérification de l’éthylomètre).
- Les justificatifs de votre situation personnelle et professionnelle (contrat de travail, fiches de paie, attestations médicales, certificat de suivi d’un stage de sensibilisation).
- Le cas échéant, le devis ou la facture d’installation d’un éthylotest antidémarrage, qui constitue un élément de bonne foi appréciable par le tribunal.
Questions fréquentes
Peut-on récupérer son permis après une annulation judiciaire en récidive d’alcoolémie à Arles ?
Oui, mais la procédure est plus contraignante qu’après une simple suspension. Après l’expiration de la période d’interdiction de repasser le permis fixée par le tribunal (jusqu’à 3 ans), le conducteur doit obligatoirement passer les épreuves théoriques et pratiques du permis de conduire. Un examen médical auprès d’un médecin agréé par la préfecture est également requis, et un examen psychotechnique peut être imposé. Si vous avez été condamné pour récidive d’alcoolémie devant le tribunal correctionnel de Tarascon, le cabinet LEXVOX vous accompagne dans toutes les démarches de récupération du permis de conduire.
La suspension administrative du permis prononcée par le préfet se cumule-t-elle avec la suspension judiciaire ?
En principe, les deux mesures sont distinctes. La suspension administrative (art. L. 224-7 du code de la route) est une mesure conservatoire décidée par le préfet dès la constatation de l’infraction, pour une durée maximale de 6 mois. La suspension judiciaire est ensuite prononcée par le tribunal correctionnel lors de l’audience. L’article L. 224-9 du code de la route prévoit que la durée de la rétention initiale du permis est imputée sur celle de la suspension judiciaire. En revanche, la durée de la suspension administrative préfectorale et celle de la suspension judiciaire ne s’imputent pas nécessairement l’une sur l’autre de manière automatique : seul l’avocat peut vérifier le calcul exact appliqué à votre dossier.
Qu’est-ce que la méthode LEXPERMIS et en quoi aide-t-elle en cas de récidive ?
La méthode LEXPERMIS est une approche structurée développée par le cabinet LEXVOX pour la défense des automobilistes poursuivis pour des infractions au code de la route. Elle repose sur deux axes complémentaires : l’analyse technique et juridique des pièces de procédure pour identifier les éventuels vices susceptibles d’entraîner la nullité des poursuites, et la constitution d’un dossier de personnalité complet permettant d’individualiser la peine. En récidive d’alcoolémie, où les sanctions sont maximales, la combinaison des deux axes est particulièrement déterminante pour obtenir la peine la mieux adaptée à votre situation.
L’installation d’un éthylotest antidémarrage (EAD) peut-elle éviter une condamnation ferme en récidive ?
L’éthylotest antidémarrage ne supprime pas la condamnation mais peut influencer favorablement la nature de la peine. Le tribunal correctionnel peut, en application de l’article L. 234-12 du code de la route, suspendre la peine d’emprisonnement sous condition que le conducteur équipe son véhicule d’un EAD homologué et certifié. Une démarche volontaire avant l’audience — installation à ses frais d’un EAD accompagnée d’une facture produite à l’audience — est un signal de bonne foi que l’avocat peut valablement mettre en avant pour obtenir du tribunal une peine aménagée. Le cabinet LEXVOX vous conseille sur cette stratégie dans le cadre de la préparation de votre dossier.
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